Spread Bid-Ask
Le spread bid-ask est la différence entre le prix le plus élevé qu’un acheteur est prêt à payer (bid) et le prix le plus bas qu’un vendeur accepte (ask). C’est un coût implicite de transaction et un indicateur direct de la liquidité d’un actif.
Formule et calcul
Facteurs qui influencent le spread
| Facteur | Impact sur le spread | Explication |
|---|---|---|
| Liquidité | ↑ Liquidité = ↓ Spread | Plus d’ordres dans le carnet = spread serré |
| Volatilité | ↑ Volatilité = ↑ Spread | Les market makers élargissent le spread pour couvrir le risque |
| Taille de l’entreprise | Large cap = spread faible | Plus de participants et de volume d’échanges |
| Horaire de marché | Ouverture/clôture = spread large | Incertitude accrue aux extrémités de séance |
| Annonces | Pré-annonce = spread large | Risque d’information asymétrique |
Spread et coût de trading
Le spread est un coût invisible mais réel. Si vous achetez au ask et revendez immédiatement au bid, vous perdez le spread. Ce coût s’ajoute aux commissions du courtier et au slippage.
Pour un day trader ou un scalpeur qui multiplie les allers-retours, le spread est souvent le premier poste de coût. Sur une small cap avec un spread de 1 %, chaque aller-retour coûte 2 % avant même de compter les commissions.
Spread selon les classes d’actifs
- Actions large cap — 0,01 % à 0,1 % (très liquide)
- Actions small cap — 0,5 % à 2 % (liquidité réduite)
- Forex majeur — 0,01 % à 0,03 % (EUR/USD, le marché le plus liquide au monde)
- Crypto majeure — 0,05 % à 0,2 % sur les CEX, plus sur les DEX
- Obligations — 0,1 % à 1 % selon la notation et la maturité
Analyst Tip — Le spread est la meilleure mesure instantanée de la liquidité d’un actif. Avant d’acheter une action peu connue, regardez toujours le spread dans le carnet d’ordres. Un spread supérieur à 1 % signifie que vous payez une « taxe » de 1 % rien qu’en entrant en position — c’est déjà un rendement à rattraper.
Ce qu’il faut retenir
- Le spread bid-ask est l’écart entre le prix d’achat (ask) et le prix de vente (bid)
- C’est un coût implicite de transaction qui s’ajoute aux commissions
- Plus un actif est liquide, plus le spread est serré
- Facteurs d’élargissement : volatilité, faible liquidité, horaires, annonces
- Impact majeur pour le trading actif (day trading, scalping)
Questions fréquentes
Le spread est-il un coût pour l’investisseur long terme ?
Oui, mais son impact est minime. Sur une large cap avec un spread de 0,05 %, l’aller-retour coûte 0,1 %. Pour un investisseur qui conserve plusieurs années, c’est négligeable comparé à la performance totale.
Qui profite du spread ?
Les market makers (teneurs de marché) achètent au bid et vendent au ask, empochant le spread. C’est leur rémunération pour apporter de la liquidité au marché. Plus ils sont nombreux, plus la concurrence comprime le spread.
Un spread de 0 € est-il possible ?
En théorie oui, quand bid et ask convergent au même prix. En pratique, c’est extrêmement rare et fugace. Certains courtiers « zero spread » se rémunèrent via des commissions ou du spread interne non affiché.
Comment réduire l’impact du spread ?
Utilisez des ordres limites plutôt que des ordres au marché. Tradez pendant les heures de forte liquidité. Privilégiez les actifs liquides. Et fractionnez les gros ordres pour ne pas absorber toute la profondeur du carnet.
Le spread est-il identique chez tous les courtiers ?
Non. Le spread dépend du marché sous-jacent, mais certains courtiers (surtout en CFD et forex) ajoutent leur propre marge au spread de marché. Comparez les spreads effectifs, pas seulement les spreads annoncés.
Les informations présentées sont éducatives et ne constituent pas un conseil en investissement.