DCG UE6 Annales Corrigées : Finance d’Entreprise – Exercices et Méthodes
L’UE6 du DCG (Finance d’entreprise) est l’une des épreuves les plus redoutées : elle combine calculs financiers, analyse de données et rédaction structurée. La clé de la réussite ? S’entraîner sur des annales en maîtrisant les méthodes de résolution. Ce guide présente les thèmes récurrents, des exercices types corrigés et les erreurs à éviter le jour J.
Présentation de l’épreuve UE6
L’UE6 Finance d’entreprise est une épreuve écrite de 3 heures, coefficient 1. Elle se présente généralement sous la forme d’un ou deux dossiers indépendants comportant des questions de cours et des exercices pratiques. Le programme couvre le diagnostic financier, la politique d’investissement, la politique de financement et la gestion de la trésorerie.
| Thème du programme | Poids approximatif | Type d’exercice fréquent |
|---|---|---|
| Diagnostic financier (SIG, bilan fonctionnel, ratios) | 30 – 40 % | Analyse de comptes annuels, calcul et interprétation de ratios |
| Politique d’investissement (VAN, TRI, délai de récupération) | 25 – 35 % | Calcul de rentabilité d’un projet, comparaison de projets |
| Politique de financement (autofinancement, emprunt, augmentation de capital) | 15 – 25 % | Plan de financement, choix entre sources de financement |
| Gestion de trésorerie (budget, placement, financement CT) | 10 – 20 % | Budget de trésorerie, arbitrage placement/financement |
Thème 1 : Le diagnostic financier – Méthodes et exercices
Les SIG (Soldes Intermédiaires de Gestion)
Le calcul des SIG est un classique de l’UE6. L’exercice type fournit un compte de résultat et demande de calculer : la marge commerciale, la production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat d’exploitation, le résultat courant avant impôt et le résultat net. La difficulté réside dans les retraitements : il faut savoir reclasser le crédit-bail (en dotation aux amortissements et charges d’intérêts), le personnel intérimaire (en charges de personnel) et les subventions d’exploitation.
Exercice type : analyse par les ratios
Un exercice fréquent présente les comptes de deux exercices consécutifs et demande de calculer puis interpréter des ratios de rentabilité (ROE, ROA, ROCE), de structure financière (endettement net / capitaux propres, capacité de remboursement) et de liquidité. L’interprétation doit être structurée : constater l’évolution, identifier les causes et formuler un diagnostic argumenté. Les correcteurs sanctionnent les réponses qui se limitent à « le ratio augmente » sans analyse causale.
Le tableau de flux de trésorerie
Le tableau de flux de trésorerie (modèle OEC ou CDB) est un sujet régulier. Il faut savoir reconstituer les flux d’exploitation (méthode indirecte à partir du résultat net), les flux d’investissement et les flux de financement. L’erreur classique : oublier de neutraliser les dotations aux amortissements et provisions (charges non décaissées) ou les plus/moins-values de cession dans le flux d’exploitation.
Thème 2 : La politique d’investissement
Calcul de la VAN et du TRI
L’exercice standard présente un projet d’investissement avec : le coût initial, les flux de trésorerie prévisionnels sur 5 à 7 ans, la valeur résiduelle et le taux d’actualisation. Il faut calculer la VAN (Valeur Actuelle Nette), le TRI (Taux de Rendement Interne), le délai de récupération du capital investi et l’indice de profitabilité.
La méthodologie rigoureuse : d’abord reconstituer les flux de trésorerie nets (résultat d’exploitation après IS + dotations aux amortissements – variation du BFR), puis actualiser chaque flux, et enfin calculer les critères de décision. N’oubliez pas d’intégrer la récupération du BFR en fin de projet et la valeur résiduelle nette d’impôt.
Exercice type : choix entre deux projets
Un cas fréquent oppose deux projets de montants ou de durées différents. La VAN seule ne suffit pas : il faut utiliser l’indice de profitabilité (pour des investissements de montants différents) ou la VAN annualisée (pour des durées différentes). Le correcteur attend une recommandation argumentée qui intègre aussi les critères qualitatifs (risque, flexibilité, cohérence stratégique).
Thème 3 : La politique de financement
Le plan de financement
Le plan de financement sur 3 à 5 ans est un exercice structurant. Il recense les emplois (investissements, remboursements d’emprunts, distribution de dividendes) et les ressources (CAF, emprunts nouveaux, augmentation de capital, cessions). La trésorerie cumulée en fin de chaque année doit être positive. Si elle est négative, il faut proposer des ajustements : report d’investissement, emprunt complémentaire ou réduction du dividende.
Coût du financement
L’exercice peut demander de calculer le coût d’un emprunt après impôt, le coût d’un crédit-bail (comparé à un emprunt classique), ou le coût moyen pondéré du capital (CMPC). Pour l’emprunt, le coût après IS = taux nominal × (1 – taux IS). Pour le CMPC, il faut pondérer le coût des fonds propres (estimé par le MEDAF ou le modèle de Gordon) et le coût de la dette après impôt par leurs poids respectifs dans la structure financière.
Thème 4 : La gestion de trésorerie
Le budget de trésorerie
L’exercice fournit des prévisions de ventes, d’achats et de charges sur 3 à 6 mois, avec les délais de paiement associés. Il faut construire le budget d’encaissements, le budget de décaissements et le budget de trésorerie résultant. Les pièges classiques : oublier la TVA collectée/déductible, mal gérer les décalages de trésorerie liés aux délais de règlement clients/fournisseurs, ou omettre les acomptes d’IS.
Méthodologie de l’épreuve : conseils pratiques
La réussite à l’UE6 repose sur une méthodologie rigoureuse. Lisez l’intégralité du sujet avant de commencer (10 minutes d’investissement qui évitent des erreurs coûteuses). Commencez par le dossier où vous êtes le plus à l’aise pour sécuriser des points. Présentez vos calculs de manière claire : un tableau bien structuré vaut mieux qu’une succession de formules. Rédigez vos interprétations avec la méthode : constat chiffré → cause identifiée → conséquence pour l’entreprise.
Gérez votre temps : environ 1h30 par dossier si deux dossiers, avec 15 minutes de relecture. Les erreurs de calcul comptent moins que les erreurs de méthode : un correcteur valorise une démarche juste même si le résultat numérique est erroné.
La clé de l’UE6 n’est pas la mémorisation de formules mais la compréhension des mécanismes. Si vous comprenez pourquoi on actualise les flux (valeur temps de l’argent) et pourquoi on retraite le crédit-bail (image fidèle), vous saurez répondre même à une question inédite. Entraînez-vous sur au moins 5 annales complètes en conditions d’examen.
- Le diagnostic financier (SIG, ratios, tableau de flux) représente 30 à 40 % de l’épreuve — c’est le socle incontournable.
- Les exercices d’investissement (VAN, TRI) nécessitent une reconstitution rigoureuse des flux de trésorerie nets.
- Le plan de financement est un exercice de synthèse qui mobilise toutes les compétences du programme.
- L’interprétation argumentée est aussi valorisée que le calcul : ne jamais se limiter aux chiffres bruts.
- S’entraîner en temps limité (3h) est indispensable pour gérer le stress et le rythme de l’épreuve.
Questions fréquentes sur l’UE6 du DCG
La calculatrice est-elle autorisée à l’UE6 ?
Oui, les calculatrices sont autorisées (modèles non programmables et sans communication sans fil). Elle est même indispensable compte tenu du volume de calculs. Prévoyez des piles de rechange et maîtrisez les fonctions financières de votre calculatrice (puissance, racine nième pour le TRI).
Quel est le taux de réussite à l’UE6 ?
Le taux de réussite oscille entre 30 et 45 % selon les sessions, ce qui en fait l’une des UE les plus sélectives du DCG. La principale raison d’échec : un manque d’entraînement sur les exercices pratiques et une interprétation insuffisante des résultats calculés.
Faut-il apprendre les formules par cœur ?
Les formules essentielles doivent être maîtrisées (VAN, TRI, CMPC, ratios principaux). Mais le formulaire n’est pas fourni, donc oui, il faut les connaître. L’astuce : comprendre la logique derrière chaque formule plutôt que de la mémoriser mécaniquement. Consultez notre fiche complète UE6 pour un récapitulatif.
Comment s’entraîner efficacement aux annales ?
Procédez en trois phases : d’abord, faites les exercices thème par thème (SIG, VAN, plan de financement) sans contrainte de temps. Ensuite, réalisez des sujets complets en 3h. Enfin, corrigez systématiquement en identifiant vos erreurs récurrentes. Visez au minimum 5 sujets complets avant l’examen.
L’UE6 est-elle utile au-delà du DCG ?
Absolument. Les compétences de l’UE6 sont directement mobilisées en DSCG UE2 (Finance), en cabinet d’expertise comptable (diagnostic financier) et en entreprise (contrôle de gestion, direction financière). C’est aussi une base pour ceux qui envisagent une carrière d’analyste financier.
Les informations présentées sont fournies à titre éducatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique. Consultez un professionnel avant toute décision.