QCM AMF : 100 Questions d’Entraînement Corrigées
Ce QCM de 100 questions couvre les 12 thèmes du programme de la certification AMF. Chaque question est accompagnée de la bonne réponse et d’une explication. Utilisez-le comme examen blanc pour évaluer votre niveau et cibler vos révisions.
📋 Mode d’emploi
- 100 questions réparties sur les 12 thèmes, format QCM à choix unique
- Objectif : simuler les conditions de l’examen (essayez de faire 80 % ou plus)
- Réponse correcte en gras + explication après chaque question
- Temps recommandé : 100 minutes (1 minute par question)
Thème 1 — Cadre institutionnel et réglementaire
Q1. Quelle autorité délivre l’agrément aux prestataires de services d’investissement en France ?
A) L’AMF seule — B) L’ACPR seule — C) L’ACPR après avis de l’AMF — D) L’ESMA
Réponse : C) L’agrément est délivré par l’ACPR après avis conforme de l’AMF pour le programme d’activité. C’est un processus conjoint.
Q2. Quel texte européen réglemente les services d’investissement et les marchés financiers ?
A) La directive UCITS — B) La directive MIF 2 (2014/65/UE) — C) Le règlement MAR — D) La directive Solvabilité II
Réponse : B) MIF 2 est le cadre structurant pour les services d’investissement. UCITS concerne les OPC, MAR les abus de marché, et Solvabilité II les assurances.
Q3. L’ESMA est compétente pour :
A) Agréer les PSI français — B) Superviser directement les marchés nationaux — C) Émettre des orientations et normes techniques pour harmoniser la réglementation européenne — D) Sanctionner les abus de marché en France
Réponse : C) L’ESMA émet des orientations (guidelines) et normes techniques (RTS/ITS). Elle ne délivre pas d’agréments nationaux et ne sanctionne pas directement (sauf pour les agences de notation).
Thème 2 — Déontologie et conformité
Q4. En conseil en investissement indépendant, les rétrocessions de commissions sont :
A) Autorisées sans condition — B) Autorisées si elles améliorent la qualité du service — C) Totalement interdites — D) Autorisées avec l’accord du client
Réponse : C) MIF 2 interdit totalement les inducements (rétrocessions) en conseil indépendant et en gestion sous mandat.
Q5. La gestion des conflits d’intérêts suit l’ordre suivant :
A) Divulguer → Identifier → Prévenir — B) Identifier → Prévenir → Divulguer — C) Prévenir → Identifier → Divulguer — D) Identifier → Divulguer → Prévenir
Réponse : B) L’ordre est : identifier les conflits potentiels, prévenir par des mesures organisationnelles, et divulguer en dernier recours si la prévention est insuffisante.
Q6. Quel est le rôle principal du RCCI ?
A) Gérer les portefeuilles clients — B) Superviser le respect des obligations réglementaires — C) Exécuter les ordres sur le marché — D) Définir la stratégie commerciale
Réponse : B) Le RCCI (Responsable de la Conformité et du Contrôle Interne) supervise le respect des obligations réglementaires, indépendamment des métiers opérationnels.
Q7. La gouvernance produit MIF 2 impose au producteur de :
A) Garantir la performance du produit — B) Définir un marché cible pour chaque instrument — C) Vendre uniquement aux clients professionnels — D) Interdire la revente du produit
Réponse : B) Le producteur doit définir un target market (type de client, objectifs, tolérance au risque, horizon). Le distributeur vérifie ensuite la compatibilité avec son propre marché cible.
Thème 3 — Lutte anti-blanchiment
Q8. Le bénéficiaire effectif d’une société est la personne physique détenant directement ou indirectement plus de :
A) 10 % du capital — B) 20 % du capital — C) 25 % du capital — D) 50 % du capital
Réponse : C) Le seuil de 25 % du capital ou des droits de vote est le critère principal pour identifier le bénéficiaire effectif.
Q9. En cas de soupçon de blanchiment, le professionnel doit :
A) Informer le client et refuser l’opération — B) Effectuer une déclaration de soupçon à Tracfin — C) Contacter la police — D) Bloquer le compte et prévenir sa hiérarchie
Réponse : B) La déclaration de soupçon à Tracfin est l’obligation légale. Informer le client (tipping off) est un délit pénal.
Q10. Une PPE fait l’objet d’une vigilance :
A) Simplifiée — B) Standard — C) Renforcée — D) Aucune vigilance particulière
Réponse : C) Les Personnes Politiquement Exposées font systématiquement l’objet d’une vigilance renforcée, quel que soit le niveau de risque apparent.
Thème 4 — Instruments financiers et risques
Q11. Quand les taux d’intérêt augmentent, le prix d’une obligation à taux fixe :
A) Augmente — B) Reste stable — C) Diminue — D) Dépend de l’émetteur
Réponse : C) Le prix d’une obligation à taux fixe évolue en sens inverse des taux d’intérêt. Hausse des taux = baisse du prix.
Q12. L’acheteur d’une option call risque au maximum :
A) Le montant du sous-jacent — B) La prime payée — C) Un montant illimité — D) Le strike price
Réponse : B) L’acheteur d’une option (call ou put) risque au maximum la prime versée. C’est le vendeur d’option qui supporte un risque potentiellement illimité.
Q13. Un CFD avec un effet de levier de 20 signifie que :
A) Le gain maximal est 20 fois la mise — B) La marge requise est de 5 % — C) Le risque est limité à la mise — D) Le produit est non complexe
Réponse : B) Un levier de 20 = marge de 1/20 = 5 %. Le gain ET la perte sont amplifiés par 20. La perte peut dépasser la mise initiale.
Q14. La sensibilité (duration modifiée) d’une obligation mesure :
A) Le risque de défaut de l’émetteur — B) La variation du prix pour une variation de 1 % des taux — C) Le rendement annuel de l’obligation — D) La liquidité du titre
Réponse : B) La sensibilité mesure l’impact d’une variation de taux sur le prix de l’obligation. Plus elle est élevée, plus le prix est sensible aux taux.
Q15. Parmi ces produits, lequel est considéré comme non complexe au sens de MIF 2 ?
A) Une obligation convertible — B) Un CFD — C) Une action cotée sur Euronext — D) Un produit structuré
Réponse : C) Les actions cotées sur un marché réglementé sont des produits non complexes. Les convertibles, CFD et structurés sont complexes.
Thème 5 — Gestion collective
Q16. Le passeport européen de commercialisation bénéficie aux :
A) Tous les OPC — B) Uniquement aux OPCVM conformes UCITS — C) Uniquement aux FIA — D) Aux OPC cotés en bourse
Réponse : B) Seuls les OPCVM conformes à la directive UCITS bénéficient du passeport européen de commercialisation. Les FIA n’ont pas de passeport produit automatique.
Q17. La règle 5/10/40 signifie qu’un OPCVM :
A) Peut investir maximum 5 % dans un même émetteur, extensible à 10 % si le total des dépassements ne dépasse pas 40 % — B) Doit avoir 5 lignes minimum et 40 lignes maximum — C) Ne peut investir que dans des actions — D) Doit avoir un minimum de 40 porteurs
Réponse : A) Règle de diversification : max 5 % par émetteur, extensible à 10 %, avec un total des positions > 5 % plafonné à 40 % de l’actif.
Q18. Un FCP se distingue d’une SICAV par :
A) Sa meilleure performance — B) L’absence de personnalité morale et de droit de vote des porteurs — C) Son agrément par l’ACPR — D) Sa cotation en bourse
Réponse : B) Le FCP est une copropriété sans personnalité morale. Les porteurs de parts n’ont pas de droit de vote, contrairement aux actionnaires d’une SICAV.
Thème 6 — Fonctionnement des marchés
Q19. L’OTF (Organised Trading Facility) peut négocier :
A) Des actions et des obligations — B) Uniquement des actions — C) Des obligations, dérivés et quotas d’émission (pas d’actions) — D) Tous types d’instruments
Réponse : C) L’OTF est limité aux instruments non-actions : obligations, dérivés et quotas d’émission de carbone.
Q20. Un ordre au marché garantit :
A) Le prix d’exécution — B) L’exécution — C) Le prix et l’exécution — D) Ni le prix ni l’exécution
Réponse : B) L’ordre au marché garantit l’exécution mais pas le prix (risque de slippage). L’ordre à cours limité garantit le prix mais pas l’exécution.
Q21. Dans le carnet d’ordres, la priorité est donnée :
A) Au temps puis au prix — B) Au prix puis au temps — C) Au volume puis au prix — D) De manière aléatoire
Réponse : B) Priorité prix d’abord (meilleur prix servi en premier), puis priorité temps (à prix égal, premier arrivé premier servi).
Thème 7 — Post-marché
Q22. Le cycle de règlement-livraison standard en Europe est de :
A) T+1 — B) T+2 — C) T+3 — D) T+5
Réponse : B) Le cycle standard est T+2 (deux jours ouvrables après la transaction) depuis 2014.
Q23. La chambre de compensation (CCP) élimine le risque de contrepartie par :
A) L’assurance des transactions — B) La novation (elle s’interpose entre acheteur et vendeur) — C) L’annulation des transactions risquées — D) Le transfert du risque à l’État
Réponse : B) La CCP utilise la novation : elle remplace le contrat bilatéral par deux contrats, devenant la contrepartie de chaque partie.
Thème 8 — Émission et opérations sur titres
Q24. Le seuil de déclenchement d’une OPA obligatoire en France est :
A) 25 % — B) 30 % — C) 33,33 % — D) 50 %
Réponse : B) L’OPA obligatoire se déclenche au franchissement de 30 % du capital ou des droits de vote.
Q25. Le visa de l’AMF sur un prospectus signifie que :
A) L’AMF recommande l’investissement — B) Le prospectus est complet et compréhensible — C) L’émetteur est solvable — D) Le titre ne présente pas de risque
Réponse : B) Le visa atteste la complétude et la cohérence du prospectus. Il ne constitue ni une recommandation ni une garantie.
Thème 9 — Bases comptables et financières
Q26. Le ROE (Return on Equity) se calcule par :
A) Résultat net / Total actif — B) Résultat net / Chiffre d’affaires — C) Résultat net / Capitaux propres — D) EBITDA / Capitaux propres
Réponse : C) ROE = Résultat net / Capitaux propres. C’est la rentabilité des fonds propres investis par les actionnaires.
Q27. Une entreprise a un résultat net de 5 M€ et 1 million d’actions. Son BPA est de :
A) 0,50 € — B) 5 € — C) 50 € — D) 500 €
Réponse : B) BPA = Résultat net / Nombre d’actions = 5 000 000 / 1 000 000 = 5 €.
Q28. Les normes IFRS sont obligatoires pour :
A) Toutes les entreprises françaises — B) Les sociétés cotées UE pour leurs comptes consolidés — C) Uniquement les banques — D) Les PME de plus de 50 salariés
Réponse : B) Les IFRS sont obligatoires pour les comptes consolidés des sociétés cotées dans l’UE. Les comptes sociaux restent en normes françaises.
Thème 10 — Démarchage et conseil
Q29. Le démarchage bancaire et financier se caractérise par :
A) Un contact sollicité par le client — B) Un contact non sollicité initié par le professionnel — C) Une visite du client en agence — D) Un ordre passé en ligne
Réponse : B) Le démarchage se caractérise par l’initiative du contact non sollicité par le professionnel vers le client.
Q30. Le conseil en investissement au sens de MIF 2 suppose :
A) Une recommandation générale à tous les clients — B) Une recommandation personnalisée — C) Un simple envoi de documentation — D) La gestion directe du portefeuille
Réponse : B) Le conseil en investissement implique une recommandation personnalisée, adaptée au profil spécifique du client.
Thème 11 — Relation avec les clients
Q31. Pour passer de client retail à professionnel (opt-up), combien de critères faut-il remplir ?
A) 1 sur 3 — B) 2 sur 3 — C) Les 3 — D) Aucun, c’est automatique
Réponse : B) L’opt-up nécessite 2 critères sur 3 : 10 transactions significatives/trimestre, portefeuille > 500 000 €, 1 an d’expérience professionnelle dans le secteur.
Q32. Le test d’adéquation (suitability) s’applique au service de :
A) Réception-transmission d’ordres — B) Execution only — C) Conseil en investissement — D) Tenue de compte
Réponse : C) Le test d’adéquation s’applique au conseil en investissement et à la gestion de portefeuille. La RTO est soumise au test de caractère approprié.
Q33. Pour les clients retail, la best execution se mesure principalement par :
A) La rapidité d’exécution — B) La contrepartie totale (prix + coûts) — C) Le volume échangé — D) La taille du marché
Réponse : B) Pour les clients retail, le meilleur résultat est déterminé par la contrepartie totale (prix de l’instrument + tous les coûts liés à l’exécution).
Thème 12 — Abus de marché
Q34. Une information privilégiée doit réunir combien de critères cumulatifs ?
A) 2 — B) 3 — C) 4 — D) 5
Réponse : C) 4 critères : précise, non publique, concerne un émetteur/instrument, susceptible d’influencer sensiblement le cours.
Q35. La tentative d’opération d’initié (ordre passé mais non exécuté) est-elle sanctionnable ?
A) Non, seule l’exécution effective est sanctionnable — B) Oui, la tentative est sanctionnable — C) Uniquement si le profit est réalisé — D) Uniquement pour les professionnels
Réponse : B) Depuis MAR, la tentative d’opération d’initié est sanctionnable même si l’ordre n’a pas été exécuté.
Analyst Tip : Ce QCM couvre un échantillon représentatif des 12 thèmes. Pour une préparation complète, refaites-le jusqu’à obtenir au moins 90 % de bonnes réponses. Complétez avec le QCM de 50 questions pièges et les fiches détaillées de chaque thème. Consultez aussi les pièges fréquents pour les confusions classiques.
🎯 Évaluez votre score
- ≥ 90 % (≥ 32/35) : Vous êtes prêt pour l’examen
- 80-89 % (28-31/35) : Bon niveau, révisez les thèmes où vous avez fait des erreurs
- 70-79 % (25-27/35) : Niveau insuffisant pour l’examen, renforcez les fondamentaux
- < 70 % (< 25/35) : Reprenez les fiches thème par thème avant de refaire le QCM
Questions fréquentes
Ce QCM est-il représentatif de l’examen réel ?
Ce QCM couvre les mêmes thèmes et types de questions que l’examen réel. Cependant, l’examen officiel comporte 120 questions (contre 35 ici) tirées d’une base de plusieurs milliers de questions. Ce QCM est un bon indicateur de votre niveau mais ne remplace pas un entraînement sur des bases de questions plus larges.
Combien de fois faut-il refaire ce QCM ?
Refaites-le jusqu’à obtenir au moins 90 % de bonnes réponses de manière constante. L’important n’est pas de mémoriser les réponses mais de comprendre le raisonnement derrière chaque bonne réponse. Si vous faites une erreur, relisez la fiche du thème correspondant.
Les questions de l’examen réel sont-elles plus difficiles ?
Le niveau de difficulté est comparable. L’examen réel peut proposer des formulations plus subtiles et des mises en situation plus élaborées, mais les connaissances testées sont les mêmes. La difficulté principale de l’examen réel est le volume (120 questions en 2 heures) et le seuil élevé (80 %).
Existe-t-il d’autres QCM d’entraînement sur finref.fr ?
Oui, nous proposons également un QCM de 50 questions pièges qui cible spécifiquement les confusions fréquentes et les formulations trompeuses. Combiné avec ce QCM de 100 questions, vous aurez couvert l’essentiel des situations testées à l’examen.
Faut-il une calculatrice pour l’examen AMF ?
Non, aucune calculatrice n’est autorisée ni nécessaire. Les rares questions de calcul portent sur des opérations simples (division, pourcentage) réalisables de tête. Les questions testent davantage la compréhension des concepts que la capacité de calcul.
Cette fiche est fournie à titre éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les questions sont rédigées à des fins d’entraînement et ne sont pas issues de la base officielle de l’examen AMF.